mercredi 8 mars 2017

« Mme Le Pen, je refuserai de servir la diplomatie du Front national »

« Mme Le Pen, je refuserai de servir la diplomatie du Front national »
La France est conquérante et vous voulez en faire un pré carré. La France est généreuse et vous voulez en faire une boutique repliée sur elle-même. La France est créative et votre vision sent le rance. Et lorsque vous prétendez restaurer notre grandeur, vous l’enfermez dans une cave peuplée de démons que l’on croyait oubliés.
Source Le Monde du 8 mars 2017
Autre lien

mardi 21 février 2017

Un Dieu qui appelle ? : États d'âme

Un Dieu qui appelle ? : États d'âme

Une nième affaire douloureuse conséquence de l'obstination idéologique d'une Eglise qui, coûte que coûte persiste à vouloir imposer le célibat au prêtre et qui s'entête à, pense-t-elle, à vouloir s'opposer à l'ordination sacerdotale des femmes

Voici tout un dossier traitant de ces sujets
http://georgesheichelbech.blogspot.fr/search/label/Pr%C3%AAtres

dimanche 12 février 2017

Construire des murs ou des ponts ?

Il y en a qui pensent que pour se protéger du terrorisme, il faut construire des murs et fermer les frontières. Certains le pensent, certains l’appliquent et certains ont voté ou risquent de voter pour celles ou ceux dont c’est le programme. C’est ce qu’on appelle le populisme basé sur la simplification des problèmes, la caricature, la recherche de boucs émissaires et le mensonge. Mais il est aussi possible de créer des ponts, dont la conséquence n’est pas de stigmatiser les autres en s’imaginant se placer dans le camp des gentils pour combattre les méchants.
Voici un certain nombre d’articles parlant de l’action du pape François, qui ne proviennent pas de Zénith, ni de Radio Vatican, mais de Saphirnews, 1er quotidien musulman d’actualité en ligne tant par son ancienneté, sa notoriété que par sa fréquentation.
Et on pourrait continuer les exemples
Mais il y a aussi des français qui bravent la loi pour venir en aide à des réfugiés
La solidarité plus que jamais un délit ?

lundi 6 février 2017

170206 Lettre d'information

170206 Lettre d'information cc.pdf

Les Réseaux du Parvis sont composés d’une quarantaine d’associations françaises, catholiques d’ouverture, protestants libéraux, unitariens, rassemblant près de 7 à 10 000 chrétiens. Malgré leur grande diversité, ils se retrouvent autour de valeurs communes qui leur sont fondamentales : la fidélité au message de l’Évangile, la primauté de l’humain et des chemins d’humanisation, la nécessité du dialogue et du débat, la fraternité humaine et la solidarité face à toutes les exclusions, la liberté de recherche spirituelle et théologique.


vendredi 3 février 2017

Connaissez-vous l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) ?

Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore fait, pour connaître l’ACAT, il suffit de faire un tour sur son site  http://www.acatfrance.fr/
Et d’une façon plus précise sur la partie du site qui  explique « Qui sommes-nous ? »
Voici d’ailleurs les récentes retombées médias de l’ACAT
On vous propose aussi un complément de son site, ce sont les rubriques « Utile » et « Guide » qui permettent, pour ceux qui sont un peu moins familiers de ce site, pour la première de trouver rapidement certains éléments que beaucoup d’utilisateurs cherchent en priorité et pour la seconde une explication du fonctionnement de ce site
Il s’agit d’un document qui est hébergé sur une Dropbox et, pour que l’ensemble de ses liens soient opérationnels, doit être téléchargé 

Pour les hommes, c'est impossible: Messie crucifié et divisions ecclésiales (5ème dimanche du temps)

Pour les hommes, c'est impossible: Messie crucifié et divisions ecclésiales (5ème dimanche du temps)

Nos divisions, hier comme aujourd’hui, sont grotesques. Certes, on a le droit de n’être pas toujours d’accord, certes, certaines différences sont difficilement conciliables. Est-ce une raison pour que se mettre sur la figure, se traiter de tous les noms, excommunier comme hérétiques ? N’avons-nous pas l’amour du Christ en partage et comme mission ? La tentation est grande pour chacun de considérer que sa vérité est La vérité et même parfois d'appeler Dieu à sa rescousse pour dire que c'est lui qui en a voulu ainsi. Faire de la vérité un absolu a toujours été source de violence, que ce soit dans le domaine politique ou religieux

mercredi 1 février 2017

Voici les récentes retombées médias de l’ACAT

Etats-Unis :

·         France info (radio/web), Retour possible de la torture aux USA : une pratique inefficace et contre-productive, selon une ONG pour l’abolition, 26 janvier, http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/retour-possible-de-la-torture-aux-usa-une-pratique-inefficace-et-contre-productive-selon-une-ong-pour-l-abolition_2037287.html

Maroc/Sahara occidental :

·         RFI (web), 25 Sahraouis rejugés au Maroc après les évènements de Laâyoune, 26 décembre, http://www.rfi.fr/afrique/20161226-sahara-occidental-maroc-laayoune-proces-afrique
·         L’Humanité (papier/web), Le Maroc condamné par le Comité de l’ONU contre la torture, 26 décembre, http://www.humanite.fr/le-maroc-condamne-par-le-comite-de-lonu-contre-la-torture-629235
·         L’Humanité (papier/web), Sahara occidental. Le procès qui dérange les amis du roi du Maroc, 26 décembre, http://www.humanite.fr/sahara-occidental-le-proces-qui-derange-les-amis-du-roi-du-maroc-629233
·         L’Humanité (papier/web), Sahara occidental. La justice marocaine, instrument de pouvoir et de répression, 28 décembre, http://www.humanite.fr/sahara-occidental-la-justice-marocaine-instrument-de-pouvoir-et-de-repression-629326
·         La Croix (papier/web), Procès des militants sahraouis, le Maroc sur la sellette, 24 janvier, http://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Proces-militants-sahraouis-Maroc-sellette-2017-01-24-1200819626

Affaire Abliazov :

·         AFP (agence), Le Conseil d’Etat annule l’extradition de l’opposant kazakh Abliazov, 10 décembre, http://www.la-croix.com/Monde/Le-Conseil-Etat-annule-extradition-opposant-kazakh-Abliazov-2016-12-10-1300809488

Accueil de l’étranger :

·         La Croix (papier/web), Comment la crise des migrants a réveillé les solidarités, 19 décembre, http://www.la-croix.com/France/Immigration/Comment-crise-migrants-reveille-solidarites-2016-12-19-1200811635
·         La Croix (papier/web), Dans la Nièvre, catholiques et associations laïques accueillent ensemble, 20 décembre, http://www.la-croix.com/France/Immigration/Dans-Nievre-catholiques-associations-laiques-accueillent-ensemble-2016-12-20-1200811714

Police :

·         La Croix (papier/web), Nouvelle polémique autour de l’usage des grenades de désencerclement, 14 décembre, http://www.la-croix.com/France/Justice/Nouvelle-polemique-autour-lusage-grenades-desencerclement-2016-12-14-1200810492
·         Huffington Post (web), Les frères d’Adama Traoré devant les tribunaux : où en est-on de l’affaire ?, 14 décembre, http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/14/ou-en-est-on-de-laffaire-adama-traore/
·         AFP (agence), Lycéen blessé au visage : un policier jugé en appel à Paris, http://www.liberation.fr/societe/2017/01/09/lyceen-blesse-au-visage-un-policier-juge-en-appel-a-paris_1540162
·         AFP (agence), Un policier marseillais jugé pour la première bavure mortelle au flash-ball, 25 janvier, http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/metropole-aix-marseille/marseille/policier-marseillais-juge-premiere-bavure-mortelle-au-flash-ball-1182989.html
·         Libération (web), Le premier tir mortel de Flashball à la barre, 27 janvier, http://www.liberation.fr/france/2017/01/27/le-premier-tir-mortel-de-flash-ball-a-la-barre_1544588
AFP (agence) Tir mortel de Flashball. Du sursis requis contre le policier, 27 janvier, http://www.ouest-france.fr/regions/provence-alpes-cote-dazur/bouches-du-rhone/marseille/tir-de-flash-ball-mortel-du-sursis-requis-contre-le-policier-4763089

mardi 31 janvier 2017

Jo Spiegel Et si on prenait enfin les électeurs au sérieux

Jo Spiegel, qui était présent à l’Assemblée Générale de Parvis à Strasbourg, vient de publier un livre aux Editions Temps Présent « Et si on prenait enfin les électeurs au sérieux »
Maire de Kingersheim (Haut-Rhin), Jo Spiegel refusa en 2014 la Légion d’honneur, pour dénoncer « une démocratie en panne ». En 2015, il a rendu sa carte du PS, devenu selon lui une « officine de conquête du pouvoir ». Comme beaucoup de Français, Jo Spiegel est un citoyen en colère, déçu par le manque de courage de la classe politique. D’autant qu’à son échelle, celle d’une ville située dans la banlieue de Mulhouse, il a prouvé depuis longtemps que l’on pouvait agir.
Ancien athlète de haut niveau, c’est à force d’endurance et de volonté qu’il s’est fait le champion de la démocratie participative. Dans sa commune, il a soumis tous les projets à la concertation et au vote d’un panel d’habitants, instauré le tirage au sort, délocalisé le conseil municipal dans une Maison de la citoyenneté, rencontré tous les foyers en porte-à-porte, etc. En 2014, il a été réélu au premier tour avec près de 60 % des voix.
Dans ce livre d’entretien, il raconte son parcours d’élu atypique, et fait sa part d’autocritique : il confie avoir connu le goût du pouvoir et reconnaît des défaites, comme le taux d’abstention ou le score du FN qu’il n’a pas su faire baisser.
Enfin, Jo Spiegel confie dans ces pages étonnantes qu’il nourrit sa politique de lectures philosophiques (Hannah Arendt, Paul Ricoeur) et d’une quête de spiritualité. Lui qui fait chaque année des retraites en monastère pour se ressourcer est un combattant acharné des dérives obscurantistes. Il appelle à redonner tout son sens à la belle expression, souvent galvaudée, de « vivre-ensemble ».
Le coup de gueule d'un défenseur de la démocratie participative. À lire absolument !

EXTRAIT
Les électeurs attendent l’alternative, ils ne récoltent que l’alternance.
Les changements sont essentiellement sémantiques. D’où le désenchantement, le rejet et la défiance à l’égard de ceux qui ont des responsabilités !
Comment peut-il en être autrement quand, pour gagner les élections, on applique les mêmes ingrédients que pour le marketing commercial :
- La séduction, alors qu’il serait urgent de parler vrai. Mais les électeurs sont-ils en capacité, dans un pays passé maître dans l’addition des corporatismes, d’entendre la vérité ?
- La caricature, alors que notre société est marquée par la complexité. Mais se donne-t-on le temps et les moyens d’aller au fond des sujets ?
- La posture, qui fait que l’on s’oppose quand on est dans l’opposition, et que l’on est persuadé d’avoir toujours raison quand on est dans la majorité.
Quel spectacle indigne que le débat politique dans notre pays !

À PROPOS DE L'AUTEUR
Ancien professeur de sport et champion d'Alsace de 800 mètres, Jo Spiegel est maire de Kingersheim (Haut-Rhin) depuis 1989. Il a été conseiller régional (1986 - 1998) et conseiller général (1988 - 2008). Sa commune est devenue un laboratoire réputé de démocratie participative.
Voici les liens pour 2 émissions de radio sur RCF où il a été interviewé sur ce livre et son engagement politique

samedi 28 janvier 2017

Les Réseaux du Parvis, vous connaissez ?

Les Réseaux du Parvis sont composés d’une quarantaine d’associations françaises, catholiques d’ouverture, protestants libéraux, unitariens, rassemblant près de 7 à 10 000 chrétiens. Malgré leur grande diversité, ils se retrouvent autour de valeurs communes qui leur sont fondamentales : la fidélité au message de l’Évangile, la primauté de l’humain et des chemins d’humanisation, la nécessité du dialogue et du débat, la fraternité humaine et la solidarité face à toutes les exclusions, la liberté de recherche spirituelle et théologique.
Précisons quelques termes. Le moins connu, ce sont les unitariens qui sont des chrétiens qui ne croient pas au dogme de la Trinité. Les catholiques d’ouverture ce sont des catholiques qui sont imprégnés de l’esprit d’ouverture insufflé par Vatican II et qui sont allergiques à la crispation identitaire, aux nostalgiques d’un passé à jamais révolu, à la vision dogmatique et hiérarchique de l’Eglise d’avant Vatican II, à un certain piétisme. Les protestants libéraux sont dans le même état d’esprit en réaction à certaines visions conservatrices des Eglises historiques protestantes.
A Parvis se rencontrent des cathos de gauche et des chrétiens de sensibilité moins progressiste, des croyants que trop de déceptions ont éloignés des institutions ecclésiastiques ainsi que des fidèles qui restent très actifs dans l’Église. Mais il n’y a aucun tri à opérer. C’est la tension inhérente à cette diversité qui féconde le mouvement et qui permet de dépasser l’hétérogénéité et les oppositions pour engendrer la foi et les engagements. Cependant, les membres de la Fédération des Réseaux du Parvis se définissent plutôt comme chrétiens à gauche que comme chrétiens de gauche. Quand les sociologues parlent « de chrétiens de gauche », ils reconnaissent que tous les chrétiens ne le sont pas. Et, de fait, selon les instituts de sondage les « chrétiens de droite » sont plus nombreux que les premiers. Ces divergences d’ordre politique ne sont pas étrangères à des interprétations différentes des textes bibliques en fonction des désirs des uns et des autres. C’est ainsi qu’à une certaine presse que titrait « Jésus revient ? » les chrétiens du Parvis ont répondu « Non, Jésus est toujours là ». Ils redoutent le risque d’amalgame qui conduirait à confondre l’ensemble des catholiques, malgré la diversité de leurs choix et de leurs opinions, avec le courant qui peut apparaître comme celui qui soutient une politique au profit des riches et au détriment des pauvres.
Les chrétiens du Parvis considèrent que l’Évangile est une parole vivante qui interpelle chaque personne qui accepte d’être à son écoute. Cette interpellation doit déboucher sur une réflexion partagée afin de faire advenir une société de justice et de paix. Autant les catholiques conservateurs se réfèrent à une tradition catholique censée être immuable, autant les progressistes sont ouverts à toutes les personnes de mêmes convictions, qu’elles soient croyantes, agnostiques ou athées. Depuis le concile Vatican II, ils considèrent aussi que le peuple des baptisés a des droits et que c’est démocratiquement que la communauté chrétienne exerce ses fonctions d’enseignement, de célébration et de diaconie.
Sur les Parvis, ses membres sont des veilleurs et des passeurs qui ont fait le choix d’une démarche humaniste, démocratique, dynamique et ouverte au monde, plurielle et communautaire. Ils ont l’Évangile dans une main et les droits de l’homme dans l’autre. Leurs engagements actuels vont du souci de l’application et de la réactualisation de Vatican II, à l’ouverture à l’Évangile et aux chemins d’humanisation, avec une attention croissante accordée aux dimensions écologiques et politiques des problèmes, dans un contexte désormais de plus en plus sécularisé et pluraliste. La sécularisation et la mondialisation bousculent les conditions d’une annonce crédible de l’Évangile. Le sort du christianisme historique et de l’Évangile dans le cœur et l’esprit des hommes exige aussi des engagements prophétiques hors les murs ou, comme le dit le pape François, à aller à la périphérie.

Georges Heichelbech, président de la Fédération des Réseaux du Parvis

mercredi 11 janvier 2017

Refuser les stratégies de haine, dossier de la Revue Les Réseaux des Parvis janvier-février 2017

« Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils, mais vous n’aurez pas ma haine. Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l’avez bien cherché pourtant, mais répondre à la haine par la colère, ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’aie peur, que je regarde mes concitoyens avec un œil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu ».
Tout le monde se souvient d’au moins une partie de ces paroles prononcées par Antoine Leiris, qui a perdu sa femme dans l’attentat du Bataclan et qui reste seul avec son fils âgé à l’époque de dix-sept mois, et qui depuis a consigné cela dans un livre. Ces paroles fortes, inhabituelles surtout après si peu de temps, ont envahi les médias et interpellé une multitude de personnes. Car comment surmonter sa haine en renonçant à la vengeance ? Est-ce un pardon ? Cela n’est pas aussi simple… Lire la suite de cet article
Autre article : Résister à la haine, la voie de la non-violence

lundi 26 décembre 2016

Message du président de la Fédération des Réseaux du Parvis à l'occasion du passage vers la nouvelle année

Chers amis, de la Fédération des Réseaux du Parvis
« Dis-moi combien pèse un flocon de neige ? » demande la mésange charbonnière à la colombe. « Rien d’autre que rien » fut la réponse.  Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire : « j’étais sur la branche d’un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3 751 952. Lorsque le 3 751 953e tomba sur la branche – rien d’autre que rien, comme tu l’as dit – celle-ci cassa. » Sur ce, la mésange s’envola. La colombe, une autorité en matière de paix depuis l’époque d’un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :   «Peut-être ne manque-t-il qu’une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix.... »
Cette petite histoire la plupart d’entre vous la connaissent, mais j’aime souvent la reprendre. Lorsque nous contemplons le monde qui est autour de nous, nous avons tendance à nous placer en observateur, avec nos idées et nos préjugés, sans toujours réaliser que nous faisons partie de ce monde et que ce 3 751 953e flocon de neige peut être nous. Suivant notre vécu, les joies et les peines qui sont les nôtres, nous mettons des lunettes roses ou des lunettes noires et c’est avec ce filtre que nous analysons ce qui se passe autour de nous, et si nous avons compris que nous n’existons qu’au travers de nos relations, nous acceptons de faire partie du camp des gentils et nous vilipendons le camp des méchants, car il va de soi que nous sommes des gentils. Nous faisons partie d’un certain nombre de communautés mais les autres font du communautarisme. Nous aimerions partager nos bonnes idées, mais les autres font du prosélytisme. Nous aimerions partager ce que nous sommes, mais les autres font de la crispation identitaire. Nous aimerions partager nos raisons de vivre, mais les autres sont endoctrinés. Nous aimerions bien nous ouvrir et dialoguer, mais les autres ne voient que leurs intérêts immédiats et refusent tout dialogue. Sur les réseaux sociaux, nous recherchons nos lointains semblables mais nous ignorons nos proches différents. Bref, nous voudrions, mais les autres ne veulent pas. Nous voudrions que les autres changent, mais nous ne voyons souvent même pas l’ombre d’un soupçon que nous pourrions aussi changer. Bref, pour faire bouger le monde, commençons par nous bouger nous-même.
J’aime bien la parole du pape François :« Tu peux parler de la paix avec des paroles splendides, faire une grande conférence. Mais si dans ta petitesse, dans ton cœur, il n’y a pas de paix, si dans ta famille il n’y a pas de paix, si dans ton quartier il n’y a pas de paix, si dans ton poste de travail il n’y a pas de paix, il n’y en aura pas non plus dans le monde » Et l’on pourrait reprendre cette même phrase avec des mots comme respect, dialogue, accueil, partage, tolérance, justice, liberté, égalité, fraternité, solidarité, sortir de la spirale de la violence, refuser les stratégies de haine, comme cela sera développé dans le dossier de la Revue Parvis du mois prochain, amour, espérance.
Une des convictions qui cimentent les différentes associations de Parvis est « Priorité à l’humain et aux chemins d’humanisation » Oui, humanisons le monde, mais cela commence par s’humaniser soi-même. Parfois le découragement nous habite et nous nous disons : « Le monde va tellement mal que nous n’arriverons plus à le changer » Mais ce n’est pas parce qu’on ne peut pas tout faire qu’il ne faut rien faire. Reprenons à notre compte la question qui a été posée au prophète Isaïe (21, 11) : « Veilleur, où en est la nuit ? », et soyons conscients d’être des sentinelles qui peuvent regarder la nuit sans effroi, parce qu’au fond de nous-mêmes, il y a assez de lumière pour ne pas douter de l’existence du matin. N’est-ce pas le 3 751 953e flocon de neige qui a fait craquer la branche ?
C’est au 4ème siècle que l’Eglise étouffa la fête païenne du solstice d’hiver en l’appelant jour de Noël. Les « païens » ont rendu à l’Église la monnaie de sa pièce en étouffant la fête chrétienne qui est devenue partout dans le monde la fête de l’argent, du commerce inutile, du gueuleton et de la mièvrerie, ersatz de l’amour qui s’adresse aux tripes mais ni au cœur ni à la tête. Cependant, comme nous l’avons dit lors de notre assemblée générale : « Heureux naufrage, pour un évangile re-suscité » Certains disent : Jésus revient ?  Eh non il est toujours là ! Mais il a mis l’homme au centre et pas la religion.
Tel est le message que je souhaiterais nous partager au moment du passage vers la nouvelle année, au nom du bureau de la Fédération des Réseaux du Parvis.
Votre président, Georges Heichelbech

samedi 17 décembre 2016

La mort du Cardinal Arns, une grande figure de l’Amérique latine

Archevêque émérite de São Paulo, le cardinal Paulo Evaristo Arns est mort mercredi 14 décembre à São Paulo (Brésil) trois mois exactement après avoir fêté ses 95 ans. Figure de l’Église brésilienne, il n’avait jamais eu peur de prendre la parole. Il se fait remarquer par ses prises de position sans concession contre la dictature militaire, dénonçant l’usage de la torture. Il participe d’ailleurs à faire sortir du pays des photocopies de documents gouvernementaux prouvant son utilisation par les militaires. Défenseur acharné de l’option préférentielle pour les pauvres, il vend le palais épiscopal pour construire des logements sociaux et n’hésite pas à affronter la Curie romaine à qui il reproche, notamment, sa bureaucratie, le morcellement de son diocèse en cinq morceaux, présidés par des évêques conservateurs, pour gêner son action ou la façon dont a été traité le théologien de la libération Leonardo Boff. Le successeur du cardinal Arns, Mgr Moreira Neves suscita l’incompréhension en dénonçant le préservatif pour éviter le sida.
Voici le témoignage de Eduardo Boff (le frère de Leonardo)
http://nsae.fr/2016/12/17/le-cardinal-pablo-evaristo-arns-professeur-intellectuel-raffine-ami-des-pauvres/
« Personnellement, je lui suis profondément reconnaissant de m’avoir accompagné dans le procès doctrinal fait contre moi par l’ancien Saint-Office en 1982 à Rome sous la présidence du cardinal Joseph Ratzinger. Dans le dialogue qui a suivi mon interrogatoire, entre le cardinal Ratzinger, le cardinal Lorscheider et le cardinal Arns, auquel j’ai également participé, il a, avec courage, dit clairement au cardinal Ratzinger : « Ce document, que vous avez publié il y a une semaine sur la Théologie de la Libération ne correspond pas aux faits, des faits que nous connaissons bien. Cette théologie est bonne pour les fidèles et pour les communautés. Vous avez pris la vision des ennemis de cette théologie, qui sont les militaires latino-américains et les groupes conservateurs de l’épiscopat, mécontents de l’évolution, dans la pastorale et les façons de vivre la foi, que ce genre de théologie implique ». Et il a ajouté: « J’attends de vous un nouveau document, positif cette fois, qui reconnaisse cette façon de faire la théologie à partir de la souffrance des pauvres et en fonction de leur libération. » Et ce fut ainsi, trois ans plus tard »

vendredi 16 décembre 2016

Le Maroc condamné par le Comité de l’ONU contre la torture dans l’affaire Naama Asfari | ACAT France

Le Maroc condamné par le Comité de l’ONU contre la torture dans l’affaire Naama Asfari | ACAT France

Le Maroc a été condamné  lundi 12 décembre par le Comité de l’ONU contre la torture dans le cadre de la plainte déposée par l’ACAT et le cabinet Ancile-avocats au nom du militant sahraoui Naama Asfari. Les auteurs de la plainte appellent le Maroc à respecter cette décision, qui constitue la première condamnation du Maroc par le Comité contre la torture concernant des violations commises au Sahara occidental.

Voici le document informant de cette décision
https://www.acatfrance.fr/public/20161212_cat_decision-asfari.pdf
Voici un lien qui donne l'historique de l'affaire
http://georgesheichelbech.blogspot.fr/2015/02/non-seulement-on-torture-mais-on.html

mardi 13 décembre 2016

Tout le monde n’est pas prêt à accueillir les étrangers

Tout le monde n’est pas prêt à accueillir les étrangers | Expression libre

Triste témoignage d'une amie qui a pu vivre la haine que certains éprouvent vis à vis des étrangers.

Mais il n'est pas possible de rester indifférent face à de telles agressions.

Oui, osons la fraternité, accueillons l'étranger

Voici tout un dossier pédagogique qui aide à la réflexion
Et un message : Résisrer, accueillir, un message d'espoir